07.01.2006
Trop naîf (3)
Bonjour,
Par chez nous, à Senlisse, que ce soit la nuit, le WE, à noël ou au jour de l'an, il faut faire attention à ne pas tomber malade gravement. Enfin, il vaut mieux éviter. C'est comme au mois d'août... parce que les gardes médicales, par chez nous, c'est comme les antibiotiques, c'est pas automatique. Disons le franchement, c'est même le désert. Et pendant ce temps, les services des urgences dans les hopitaux sont débordés.
Alors j'ai décidé de repasser ma note du 30/10/2005 puisque la situation est toujours la même. Et je reviendrai encore ultérieurement et obstinément avec cette note puisque rien ne change. Monsieur le Maire, peux-tu faire quelque chose ? Ce serait bien.
Il y a un peu plus d'un an, j'ai découvert par hasard en lisant le journal régional "Toutes les nouvelles" que nous n'avions plus de médecin de garde à Senlisse, la nuit et les WE, ou plus exactement que le médecin de garde était... le 15, comme d'ailleurs dans bien des coins de France. J'ai voulu en savoir plus et j'ai cherché (sur Internet, bien sûr) ce qui s'était passé car je croyais béatement, c'est à dire comme un bienheureux, que la permanence des soins constituait encore pour le corps médical une obligation déontologique. Erreur, car en fait, j'avais raté plusieurs épisodes.
L'affaire avait commencé avec la longue grève des gardes des médecins généralistes durant l'hiver 2002 et finalement leur victoire puisqu'ils obtenaient la revalorisation du prix de la consultation (si longtemps bloquée, il est vrai). Durant cette bataille, ils avaient aussi clairement affiché leur "ras-le-bol d'être corvéables jour et nuit... alors que d'autres étaient aux 35 heures". Une telle grève était-elle légale et surtout normale ? Chacun peut en juger différemment et à notre époque, chacun défend ses intérêts comme il peut. Passons donc sur cette grève.
Après cet épisode qui était intervenu peu de temps avant les élections présidentielles, différentes réactions se faisaient entendre. Les médecins urgentistes avec son très médiatique Président P. Peloux, ainsi que les Ministres de la santé J.F. Mattéi et Douste-Blazy reprochaient ainsi aux médecins libéraux leur insuffisante participation aux gardes de nuit et de WE, ces derniers refusant de reprendre le chemin des gardes sans contrepartie financière. Et là encore, ils allaient gagner puisqu'ils obtenaient en septembre 2003 que leur participation à ces gardes soit davantage rétribuée, et point capital, ne relève plus de l'obligation déontologique mais du VOLONTARIAT, l'Etat conservant tout de même, en dernier recours... un droit de réquisition.
Pour en arriver là, les syndicats de médecins libéraux avaient prétendu qu'il suffirait d'augmenter le tarif des gardes et des astreintes pour trouver des volontaires. Quelle belle image de la profession ! Le gouvernement leur accordait alors cet avantage mais, comme par hasard, les gardes n'étaient pas pour autant assurées partout, loin de là. Et pendant ce temps, les urgences dans les hôpitaux continuaient à être saturées.
J'en reviens à Senlisse. Malgré le nombre important de médecins libéraux dans la région, le volontariat n'a pas permis de mettre sur pied un véritable service de garde la nuit et les WE. Prétendre le contraire, ainsi que le fait mon médecin traitant, me paraît tout à fait hypocrite et inexact, pour les raisons suivantes :
- le 15, c'est le SAMU,
- la maison médicale de Saint Rémy n'est ouverte que le dimanche matin et l'on ne peut s'y rendre qu'après avoir été "orienté" par le 15 (le corps médical exige en général que les frais de fonctionnement de ces maisons soient pris en charge par les régions ou les communes),
-enfin, SOS Médecins ne vient pas dans notre région (sans doute pas assez rentable car trop rural).
Certes, les médecins de famille ont droit, comme tout le monde, à une vie de famille mais finalement, la médecine fonctione désormais et à tous les niveaux sur des critères de rentabilité et bien entendu, on est loin de l'intérêt des malades.
Je croyais, depuis tout petit, qu'être médecin ce n'était pas un travail comme les autres, qu'il fallait aimer son prochain, que c'était presque un sacerdoce... Je suis bien naîf.
Vous avez dit permanence des soins ? Volontariat ? Réquisition ? Nous attendons.
A bientôt.
09:20 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
04.12.2005
Les enchères à l'envers
Bonjour,
J'ai lu, il ya quelques jours dans Micro hebdo, qu'un site français (http://www.jobdealer.net) proposait sur le web un système d'enchères inversées... Les patrons, ou plutôt certains patrons, proposent un travail en fixant le salaire maximum qu'ils accordent et les candidats à ce poste doivent ensuite faire des propositions à des montants inférieurs pour essayer d'emporter le boulot.
Sans vouloir faire de la politique, je trouve cela honteux et vraiment NUL !
A bientôt.
05:26 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.12.2005
Trop naïf (2)
Bonjour,
Les problèmes de médecine m'intéressent et après ma note du 31.10.2005, j'ai décidé de vous parlez aujourd'hui des antibiotiques, car ainsi que tout le monde le sait désormais, "les antibiotiques, c'est pas automatique". Pour tout dire, je le savais depuis longtemps car je lis ALTERNATIVE SANTE (autrefois appelé L'IMPATIENT), ce qui ne veut pas dire que je ne crois pas en la médecine traditionnelle. Je vous reparlerai une autre fois, sans doute, de cette revue parfois très intéressante (http://www.medecines-douces.com/impatient).
La S.S a donc décidé de nous informer de cette vérité durant tout l'hiver 2004/2005, à travers de nombreuses campagnes publicitaires non dépourvues d'humour et fort bien faites, à mon avis. Le but était tout à fait louable : faire réaliser des économies à la S.S et accessoirement (ou l'inverse), mieux soigner les patients que nous sommes.
Je crois que tous les français (sauf quelques personnes isolées, et encore !) savent maintenant qu'il ne faut pas prendre des antibiotiques à tous propos et sans discernement. Très bien. Mais je constate depuis quelques semaines que les publicités à la télévision et à la radio reprennent comme l'an passé. Alors je me pose des questions.
Cette nouvelle campagne est-elle bien utile ? Faut-il recommencer et dépenser à nouveau des millions (?) d'euros alors que le message est largement passé et a été, je pense, bien compris ? Au fait, combien la campagne 2004/2005 a-t-elle coûté (je ne me souviens pas avoir vu les chiffres) ? Les économies réalisées par la S.S sont-elles significatives par rapport aux dépenses engagées ? Admettons au moins qu'elles seront réelles au fil des années à venir. Il n'empêche que dans une période où la S.S cherche à réaliser des économies par tous les moyens, peut-être ces nouveaux frais de pub auraient pu être évités. Passons.
Mon étonnement principal est ailleurs, mais peut-être suis-je décidément trop naïf. A travers ces différentes campagnes publicitaires, la S.S cherche de toute évidence à convaincre les malades potentiels, c'est à dire vous, moi, et non pas les médecins qui, bien entendu, ont toujours su que les antibiotiques n'ont aucune action sur les virus.
Mais alors, si la cible de la pub c'est nous, cela voudrait-il dire que ce sont les patients qui, en fait, dictent aux médecins les médicaments qu'ils entendent se voir prescrire ? Que les médecins ne font qu'entériner le choix des patients, qu'ils ne savent pas résister à la demande pressante de ceux-ci de peur de perdre des "clients"? Non, une chose pareille est tout à fait impossible, ce serait réellement incroyable.
Et pourtant, c'est bien ce que la S.S laisse entendre à travers ces campagnes qui cherchent à toucher vous et moi. Et elle semble trouver cela normal. Je n'en reviens pas!
Encore une chose. Si vous voulez en savoir plus sur les antibiotiques, allez donc voir sur http://alimensonges.hautetfort.com, c'est bien et détaillé.
A bientôt.
04:52 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.11.2005
Respect des autres

Bonjour,
Je ne supporte plus :
. certains automobilistes qui laissent leur véhicule en double file pour éviter de faire 20 mètres à pied lorsqu'ils veulent acheter une baguette ou leur paquet de cigarettes,
. certains cyclistes qui ne respectent ni les feux rouges, ni les stop, ni les sens interdits, n'étant visiblement pas concernés par les règles du Code de la Route,
. certains automobilistes qui serrent de beaucoup trop près les cyclistes en les doublant ou qui ne respectent pas la priorité quand il s'agit de cyclistes,
. certains paquets de cyclistes, le dimanche matin,
. certains piétons qui, parce qu'ils sont sur un passge clouté, avancent à petits pas et narguent les automobilistes,
. certains automobilistes qui semblent ignorer la signification des passages cloutés,
. certains professionnels qui appellent au téléphone systématiquement à l'heure des repas pour proposer des services non sollicités du genre cuisines, nouvel abonnement téléphonique... et qui en plus, insistent lourdement si l'on refuse de répondre à leurs questions,
. certains "exhibitionnistes" qui imposent à l'entourage, sans la moindre pudeur, leur conversation téléphonique via leur portable,
. certains automobilistes qui se garent sur les emplacements de stationnement réservés aux handicapés,
. certains habitants de mon village qui laissent leur chien divaguer et faire leur crotte (s) devant mon portail, le plus souvent à l'endroit précis où je pose le pied gauche lorsque je descends de ma voiture,
. certains voisins qui font du bruit sans se soucier de l'heure,
. certains écologistes qui voudraient imposer aux autres leurs idées,
. certains chasseurs qui agissent comme s'ils avaient tous les droits,
. les cambrioleurs qui n'avaient pas été invités... ... ...
Suis-je en train de devenir irascible ou sont-ce (sic) les autres qui exagèrent ?
A bientôt (je suis à la fois piéton, cycliste et automobiliste... et j'ai donc beaucoup d'exaspérations).
06:20 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.10.2005
Trop naïf

Bonjour,
Il y a un peu plus d'un an, j'ai découvert par hasard en lisant le journal régional "Toutes les nouvelles" que nous n'avions plus de médecin de garde à Senlisse, la nuit et les WE, ou plus exactement que le médecin de garde était... le 15, comme d'ailleurs dans bien des coins de France. J'ai voulu en savoir plus et j'ai cherché (sur Internet, bien sûr) ce qui s'était passé car je croyais béatement, c'est à dire comme un bienheureux, que la permanence des soins constituait encore pour le corps médical une obligation déontologique. Erreur, car en fait, j'avais raté plusieurs épisodes.
L'affaire avait commencé avec la longue grève des gardes des médecins généralistes durant l'hiver 2002 et finalement leur victoire puisqu'ils obtenaient la revalorisation du prix de la consultation (si longtemps bloquée, il est vrai). Durant cette bataille, ils avaient aussi clairement affiché leur "ras-le-bol d'être corvéables jour et nuit... alors que d'autres étaient aux 35 heures". Une telle grève était-elle légale et surtout normale ? Chacun peut en juger différemment et à notre époque, chacun défend ses intérêts comme il peut. Passons donc sur cette grève.
Après cet épisode qui était intervenu peu de temps avant les élections présidentielles, différentes réactions se faisaient entendre. Les médecins urgentistes avec son très médiatique Président P. Peloux, ainsi que les Ministres de la santé J.F. Mattéi et Douste-Blazy reprochaient ainsi aux médecins libéraux leur insuffisante participation aux gardes de nuit et de WE, ces derniers refusant de reprendre le chemin des gardes sans contrepartie financière. Et là encore, ils allaient gagner puisqu'ils obtenaient en septembre 2003 que leur participation à ces gardes soit davantage rétribuée, et point capital, ne relève plus de l'obligation déontologique mais du VOLONTARIAT, l'Etat conservant tout de même, en dernier recours... un droit de réquisition.
Pour en arriver là, les syndicats de médecins libéraux avaient prétendu qu'il suffirait d'augmenter le tarif des gardes et des astreintes pour trouver des volontaires. Quelle belle image de la profession ! Le gouvernement leur accordait alors cet avantage mais, comme par hasard, les gardes n'étaient pas pour autant assurées partout, loin de là. Et pendant ce temps, les urgences dans les hôpitaux continuaient à être saturées.
J'en reviens à Senlisse. Malgré le nombre important de médecins libéraux dans la région, le volontariat n'a pas permis de mettre sur pied un véritable service de garde la nuit et les WE. Prétendre le contraire, ainsi que le fait mon médecin traitant, me paraît tout à fait hypocrite et inexact, pour les raisons suivantes :
- le 15, c'est le SAMU,
- la maison médicale de Saint Rémy n'est ouverte que le dimanhe matin et l'on ne peut s'y rendre qu'après avoir été "orienté" par le 15 (le corps médical exige que les frais de fonctionnement de ces maisons soient pris en charge par les régions ou les communes),
-enfin, SOS Médecins ne vient pas dans notre région (sans doute pas assez rentable car trop rural).
Certes, les médecins de famille ont droit, comme tout le monde, à une vie de famille mais finalement, la médecine fonctione désormais et à tous les niveaux sur des critères de rentabilité et bien entendu, on est loin de l'intérêt des malades.
Je croyais, depuis tout petit, qu'être médecin ce n'était pas un travail comme les autres, qu'il fallait aimer son prochain, que c'était presque un sacerdoce... Je suis bien naîf.
A bientôt.
14:34 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

