28.02.2006

L.G. Pelouse et les peintres paysagistes

Bonjour,

Peut-être ne connaissez-vous pas Léon-Germain Pelouse. Si vous habitez Senlisse ou sa région, je serais étonné !

C'est un peintre autodidacte issu du mouvement naturaliste qui vint à Cernay la Ville, de 1872 à 1883 pour y exercer son art et ce village, voisin de Senlisse, fut pendant la seconde moitié du XIXème siècle, le lieu de rendez-vous d'un certain nombre de peintres paysagistes qui vinrent ici puiser leur inspiration dans la forêt avec les rivières et les étangs alentours (voir ma note du 16/02/2006). On parle de l'école des peintres de Cernay comme de l'école de Barbizon, et ce n'est pas la moindre des reconnaissances. Cernay la Ville a organisé sur ce sujet plusieurs expositions fort intéressantes au cours des dernières années.

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Il y a quelques années, le buste en bronze de L.G. Pelouse avait été arraché du monument élevé  à sa mémoire, en 1897, près de l'étang des Vaux de Cernay. Bien entendu, ce buste ne fut jamais retrouvé mais en 2004, grâce à différentes et généreuses initiatives, un nouveau buste réalisé par le sculpteur Marc Deligny et coulé aux fonderies de Coubertin à Saint Rémy les Chevreuse, est venu prendre la place vide sur le monument.

L.G. Prelouse, c'est un peu l'enfant du pays et tous les habitants de Senlisse, de Cernay et du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreusee se sont réjouis de cette heureuse initiative.

Il a vraiment sa place, ici en pleine nature, c'est un  havre de calme et de méditation (sauf le dimanche !). Tout un symbole !

Et j'espère que vous avez remarqué mes photos en camaïeu (celle de L.G. Pelouse n'est bien entendu pas de moi...) 

A bientôt.

Une info, en passant. L'expo Willy Ronis (voir ma note du 30/10/2005) ayant un énorme succès, elle est prolongée jusqu'au 27 mai 2006 à la Mairie de Paris. Pour qui aime la photo !

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26.02.2006

Je ne suis pas bêcheur...

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Bonjour,

Pierre n'étant pas encore revenu avec son nouveau blog, je vais parler jardinage. Bien entendu, c'est "sous son contrôle"... comme on dit maintenant. Mais attention, je risque d'y prendre goût car j'aime ça !

Selon les préceptes du jardinage biologique, tout l'art du jardinier consiste principalement à faire un bon compost, mais ce n'est pas suffisant et il faut aussi travailler le sol. Depuis quelques années, un débat passionné oppose les partisans du travail du sol en profondeur et ceux du travail superficiel, sans retourner la terre. Après tout, les plantes poussent sur la surface de la terre depuis 400 millions d'années (environ !!!) sans que quiconque laboure le sol pour qu'elles poussent normalement.

Les avantages du jardinage sans labour dépasseraient nettement les inconvénients, selon les auteurs du "Jardin Bio": la préparation du sol pour la plantation est réduite, il y a davantage de matières organiques et d'organismes vivants dans le sol, meilleure capacité du sol à retenir l'eau, utilisation plus efficace de l'eau par les plantes, diminution de la déperdition d'eau par ruissellement et évaporation, meilleures récoltes dans les zones sujettes à sécheresse, les nutriments sont facilement conservés, le paillis de matière organique et l'absence de sol nu empêchent les mauvaises herbes de s'établir, ...

Dans lres inconvénients, on trouverait : le sol peut se tasser et être moins drainant si la méthode est mal appliquée, la température du sol sans paillis organique peut baisser de plusieurs degrés, ce qui retarde le développement des légumes.

Une telle méthode peut paraître artificielle aux fervents du bêchage. En ce qui me concerne, je pense que le débat entre les deux méthodes pourrait gagner en objectivité si l'on tenait mieux compte de la nature des différents types de sol (il y a autant de jardins que de sols).

En fait depuis quelques années, je suis un partisan de cette méthode douce car il s'agit d'une approche plus "naturelle" et qui reprend le cycle de la nature. En plus, elle offre l'immense avantage de plaire aussi à mon arthrose ce qui, il faut le dire, a été un élément non négligeable et même déterminant dans mon choix.

Sont-elles belles mes salades de juin 2005 ? Qu'y a-t-il de meilleur que les SES salades ?

A bientôt.

Il faut oublier les vis et les boulons Jean Pierre . Et si tu t'ennuies, cultive ton jardin, ça rend hreureux. (ne cherchez pas à comprendre, c'est un message personnel).

23.02.2006

Senlisse et sa bibliothèque

medium_hisguirom.jpgBonjour,

A Senlisse, nous avons le privilège non seulement d'avoir une bibliothèque (inaugurée le 15 octobre 2005), ce qui est tout de même relativement peu habituel pour un village d'environ 500 habitants, mais aussi et surtout d'avoir un fonds de livres véritablement original et rare qui provient d'une donation des enfants de Gilbert Guilleminault, un journaliste et homme de lettres décédé en 1990.

Il signa un grand nombre de livres très divers, seul ou avec d'autres écrivains, journalistes et historiens, dirigea le Crapouillot, créa avec la collection "Le roman vrai" (1956-1982) une nouvelle façon de raconter l'histoire, fut critique littéraire et dramatique, découvreur de talents... ce qui explique que les ouvrages qu'il a rassemblés tout au long de sa vie représentent un véritable trésor.

Il s'agit, d'après mon correspondant Yannick Bourdoiseau qui collabora avec G. Guilleminault, et qui préside maintenant l'association "Lire et découvrir", dépositaire de ce fonds, de 8000 volumes :

- 1500 ouvrages de littérature française, anglo-saxonne, russe...

- de nombreux textes de théâtre (à la disposition des troupes d'amateurs),

- 400 ouvrages critiques,

- 5250 ouvrages historiques, principalement d'Histoire contemporaine.

C'est un ensemble unique dans la région...".

Et pourtant, comme beaucoup de Senlissois, je ne me suis pas encore rendu sur place alors que je ne connais pas G. Guilleminault, que je souhaite découvrir ce personnage à la personnalité si riche, et que j'ai très envie de lire certains de ses livres comme Le roman vrai de la IIIème et IVème République, Les maudits de Cézanne à Utrillo, De Bardot à De Gaulle, Du premier jazz au dernier Tsar... Quel éclectisme !

C'est grâce à  l'hospitalité de la municipalité de Senlisse que cette bibliothèque est hébergée au premier étage de la Mairie. Il y a une permanence (bénévole) le mercredi de 10 à 12 H et le samedi de 14 h 30 à 16 H 30. Droit d'inscription pour l'année : 15 euros. L'informatisation du catalogue est en cours. Il s'agit bien entendu d'une pub gratuite, pour le plaisir... et l'amour de la lecture.

Les bibliothèques et les médiathèques ne manquent pas par ici, mais à Senlisse, c'est autre chose... Allez-y vite, même si vous n'êtes pas du village, ça ne vous engage à rien. 

A bientôt et bonne lecture.

Encorre une petite pub, en passant. A nouveau le plaisir et la culture à Senlisse ! Une autre association "L'orgue de Senlisse" organise en l'église du village, le lundi 27 février 2006 à 21 heures un concert public. Au programme : Musique pour voix de femmes à travers les âges (Brahms, Duruflé, Poulenc...) Entrée libre, libre participation.

 

  

 

 

21.02.2006

"Déviances"

Bonjour,

Une fois n'est pas coutume, et ne fait pas jurisprudence. Je souhaite aujourd'hui aborder un problème d'actualité, l'affaire d'Outreau, car cela nous concerne tous. Après avoir entendu les acquittés, le juge d'instruction, et le procureur, la commission parlementaire reprend ses auditions ce jour.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature, avant l'audition pitoyable du juge, avait déja rappelé à celui-ci qu'il était tenu au secret professionnel. Récemment, certains s'en sont pris au rapporteur de la commission, en insistant sur l'indépendance des juges et en revenant sur l'importance du secret professionnel.

Certes, ces règles sont indispensables mais il faut tout de même remarquer que parfois, ce secret professionnel est mis à mal et que les médias bénéficient d'informations dont l'origine reste bien mystérieuse. S'il n'était question d'un sujet aussi grave, je dirais qu'il s'agit quelquefois d'un secret de polichinelle et qu'il a "bon dos" le secret professionnel.

Selon le CSM, la commission parlementaire et donc le peuple français qu'elle représente, auraient droit de ne rien savoir sur les errements, et les déviances de la justice dans cette affaire. Tout aurait fonctionné normalement, il n'y aurait rien à modifier, ni à améliorer. En quelque sorte, tout va bien, circulez français, il n'y a rien à voir !

Il me semble que ce n'est pas acceptable car, comme le disait le rapporteur de la commission, il y va de notre liberté et de notre justice puisqu'elle est toujours rendue au nom du peuple français..

Le mythe de la pédophilie, mis justement en avant par le procureur lors de son audition, permet de comprendre mais ne saurait justifier certains comportements.

L'indépendance d'une profession ne peut conduire à l'irresponsabilité de certains. Le secret professionnel ne peut servir à dissimuler des faits très probablement répréhensibles qui, connus, permettraient de réformer le système et de l'améliorer. Ou bien alors, il y a détournement des principes invoqués et impossibilité de réformer, de l'intérieur et de l'extérieur, le fonctionnement de NOTRE justice et de la moderniser.

Voila ce qui me tenait à coeur aujourd'hui, car j'ai aussi des principes auxquels je tiens. La prochaine fois, je reviendrai avec une note plus légère, c'est promis.

A bientôt.

 

 

19.02.2006

Promenade du dimanche

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Allez les enfants, on ne traîne pas. Je ne veux voir qu'une seule tête, et attention à la grippe !

(Bien entendu, la photo ne vient pas de Senlisse. Elle a été prise dans le Nord Cotentin, en septembre dernier. Tout comme Didier Decoin ("Avec vue sur la mer", "Les trois vies de Bab Ozouf"...), j'adore ce coin de France et j'irais bien y faire un tour !

16.02.2006

Chez Léopold, à Cernay

medium_janvier06_011_medium_.2.jpgBonjour,

A Cernay, Senlisse et sa région, vers la fin du  19ème siècle, sont venus de nombreux peintres paysagistes qui sortaient dans la nature pour peindre. Ils se rendaient notamment aux Vaux de Cernay, séduits par les rochers, les cascades, la rivière, les étangs et logaient dans les auberges du coin. 

Chez Léopold (Lequesne), un ancien relais de poste, ils venaient souvent et payaient parfois leur écot auprès de l'aubergiste accueillant en lui laissant une toile. C'est ainsi que les murs de l'auberge se couvrirent petit à petit de leurs pentures.

Beaucoup plus tard, cette maison a été transformée en discotèque . Aujourd'hui, c'est un restaurant, salons de réception et de danse, guinguette au bord de la forêt... et l'étang est tout proche. C'est très sympa et convivial, notamment pendant toute la belle saison et désormais, ça s'appelle Les Salons Léopold.

Les tableaux ont, parait-il, été dispersés en 1998... Dommage, mais la commune de Cernay a heureusement organisé plusieurs très belles expositions sur les peintres paysagistes, et notamment L.G. Pelouse. Je vous en reparlerai une prochaine fois.

Je recherche pour ce blog des photos ou images de l'ancienne auberge... et notamment de l'intérieur.

A bientôt, et merci d'avance.  

14.02.2006

Des auvergnats... à la St Valentin.

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12.02.2006

Filet mignon de porc au brocoli

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Bonjour,

Après ma note du 22 novembre 2005 qui évoquait un cake au potiron...je voudrais revenir, comme promis, à une recette de cuisine. Et oui, il n'y a pas que les femmes qui aiment cuisiner; il suffit d'un peu de temps et d'envie. Et puis, il faut varier les plaisirs !

Cette recette est courte et facile à réaliser. En cuisine comme ailleurs, le plus simple est souvent le meilleur (à mon avis, tout au moins !). Ce qui n'exclut pas, bien entendu, le raffinement!

Pour cette recette (qui vient d'une brochure trouvée dans une kermesse d'école), il vous faut, pour six personnes : 

. 2 beaux filets de porc que vous aurez pris soin de dégraisser et de dénerver, 18 tranches de poitrine fumée (ou non fumée, selon votre goût) coupée en tranches très fines, 1 poivron rouge et 1 poivron vert, 2 dl de crème fraîche liquide, 700 gr de brocolis, huile d'olive, paprika doux, poivre.

Allumez le four à 200/220 °.  Coupez les filets mignons en tranches d'un cm d'épaisseur, les entourer d'une tranche de poitrine fumée. Les déposer dans un plat à gratin beurré. Poivrez, saupoudrez de paprika. Mettre au four environ 25 minutes.

Coupez les poivrons en lanières après avoir enlevé la peau avec un économe, comme on pèle des pommes de terre (c'est plus rapide que la méthode du four...). Les faire revenir dans l'huile d'olive à feu doux pendant une quinzaine de minutes.

Plongez les brocolis dans un grand volume d'eau bouillante salée pendant une quinzaine de minutes (ils doivent rester légèrement croquants).

A la fin de la cuisson des morceaux de filet mignon, jeter le jus excédentaire, posez la moitié des lanières de poivrons sur la viande, verser la crème liquide et remettre au four pour cinq minutes. Egouttez les brocolis, les disposer dans un plat et parsemez l'autre moitié des poivrons en guise de décoration.

Voila, c'est fini. Et bon appétit. Sur la photo, il n'y a pas de brocoli car je les avais oubliés en faisant le marché. Mais c'était tout de même bien bon, avec des pommes vapeur.

La prochaine fois, si Miss D.H. m'y autorise, je vous communiquerai sa recette de morue ... à la brandade, et c'est quelque chose !

A bientôt.

 

09.02.2006

Lucky Luke à Choisel

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Bonjour, 

A chaque fois que je passe devant cette scierie à Choisel, juste avant d'arriver à Senlisse, je ne peux m'empêcher de penser à Lucky Luke (et pourtant, je ne suis vraiment pas un obsédé).

Cette scierie "à l'ancienne" semble sortie d'un album de BD... si ce n'est bien entendu la voiture qui, je le reconnais, dénote un peu.

Il suffit d'un peu d'imagination et à la place du véhicule, je vois très bien Joly Jumper, le cheval de Lucky Luke (je sais, il n'était pas bleu).

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Depuis combien de temps cette scierie existe-t-elle ? Je ne saurais le dire, mais je l'ai toujours vue à Choisel et les propriétaires actuels m'ont dit l'avoir reprise en 1985, et ils comptent bien continuer.

Lors du tournage du film Lucky Luke, il parait même que la production est venue ici leur acheter des planches de bois.

Voila, je vous ai tout dit, enfin... tout ce que je sais.

A bientôt.medium_copie_de_fevrier2006_010_redimensionne.jpg

 

 

07.02.2006

A Pierre

medium_dsc01250_small_.jpgBonjour,

Dimanche dernier, Pierre décidait de fermer son blog car c'est un homme de principe. Je ne pourrai donc plus aller me promener dans son "Jardin privé" et je le regrette, mais son absence ne sera peut-être que temporaire...

Aujourd'hui, je voudrais lui rendre hommage, à ma manière, c'est à dire en publiant une note de jardinage. Il ne peut être question de rivaliser avec lui en ce domaine, mais j'ai tout de même quelques bonnes notions et surtout, j'aime semer, biner, arroser et voir pousser les fleurs et les légumes. Et puis, je crois que c'est un peu comme beaucoup de choses, il suffit d'aimer, s'intéresser, être persévérant et courageux. J'oubliais, il faut aussi et c'est indispensable, fabriquer son compost.

La photo, qui date de l'été dernier, c'est deux pieds de bettes (ou blettes, ou bettes à cardes, ou poirées...) que j'avais repiqués dans mon jardin, à côté des fleurs de toutes sortes qui poussent un peu en liberté dans une rocaille.

A manger, je n'aime que très modérément ce légume à feuilles que l'on trouve maintenant relativement rarement sur les petits marchés locaux, mais qui peut fort bien convenir aussi à un jardin d'ornement. Et c'est justement comme plante décorative que je l'adore. Il en existe maintes variétés, à cardes d'un blanc très pur, à côtes blondes avec un feuillage blond gauffré, à côtes rouges comme la rhubarbe... 

Les choux ont aussi de nombreuses variétés qui ont une réelle valeur décorative.

A bientot Pierre. 

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