21.02.2006

"Déviances"

Bonjour,

Une fois n'est pas coutume, et ne fait pas jurisprudence. Je souhaite aujourd'hui aborder un problème d'actualité, l'affaire d'Outreau, car cela nous concerne tous. Après avoir entendu les acquittés, le juge d'instruction, et le procureur, la commission parlementaire reprend ses auditions ce jour.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature, avant l'audition pitoyable du juge, avait déja rappelé à celui-ci qu'il était tenu au secret professionnel. Récemment, certains s'en sont pris au rapporteur de la commission, en insistant sur l'indépendance des juges et en revenant sur l'importance du secret professionnel.

Certes, ces règles sont indispensables mais il faut tout de même remarquer que parfois, ce secret professionnel est mis à mal et que les médias bénéficient d'informations dont l'origine reste bien mystérieuse. S'il n'était question d'un sujet aussi grave, je dirais qu'il s'agit quelquefois d'un secret de polichinelle et qu'il a "bon dos" le secret professionnel.

Selon le CSM, la commission parlementaire et donc le peuple français qu'elle représente, auraient droit de ne rien savoir sur les errements, et les déviances de la justice dans cette affaire. Tout aurait fonctionné normalement, il n'y aurait rien à modifier, ni à améliorer. En quelque sorte, tout va bien, circulez français, il n'y a rien à voir !

Il me semble que ce n'est pas acceptable car, comme le disait le rapporteur de la commission, il y va de notre liberté et de notre justice puisqu'elle est toujours rendue au nom du peuple français..

Le mythe de la pédophilie, mis justement en avant par le procureur lors de son audition, permet de comprendre mais ne saurait justifier certains comportements.

L'indépendance d'une profession ne peut conduire à l'irresponsabilité de certains. Le secret professionnel ne peut servir à dissimuler des faits très probablement répréhensibles qui, connus, permettraient de réformer le système et de l'améliorer. Ou bien alors, il y a détournement des principes invoqués et impossibilité de réformer, de l'intérieur et de l'extérieur, le fonctionnement de NOTRE justice et de la moderniser.

Voila ce qui me tenait à coeur aujourd'hui, car j'ai aussi des principes auxquels je tiens. La prochaine fois, je reviendrai avec une note plus légère, c'est promis.

A bientôt.

 

 

Commentaires

tout à fait d'accord, je te rejoins dans ton analyse si juste.

Ecrit par : laurence | 21.02.2006

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